Cours Saint-Louis – Le Kiosque à fleurs

A l'Entrée de Noailles -
Le Cours Saint-Louis et son kiosque

 » De 1847 à 1968, leurs étals colorés ont fait le bonheur des passants.
De quoi parle-t-on ? Des kiosques à fleurs du cours Saint-Louis !
Anciennement installées sur le Grand cours (actuel cours Belsunce) avec des étalages
sur les tréteaux, les marchandes de fleurs ou bouquetières obtiennent,
lors de leur transfert sur le cours Saint-Louis, que la mairie de
Marseille finance des étalages plus esthétiques.

Selon l’article sur Marseille.fr : Au temps des boutiquières
et celui de tourisme-marseille.com : La Quique

En 1847, dix-huit petits pavillons en fonte sont donc construits sur le Cours Saint-Louis,
neuf de chaque côté.De ces fleuron du patrimoine marseillais,
réalisés par l’architecte marseillais Pascal Coste,
à qui l’on doit notamment le Palais de la Bourse reste un seul témoignage :
Il porte l’enseigne de « La Quique », un nom chargé d’histoire qui remonte à 1885
et à la vedette Gaby Deslys

L'Histoire de " La Quique"

« La Quique »,
c’est le surnom affectueux que les femmes de Marseille,
notamment les commerçantes, utilisaient à une cliente ou à un enfant.

Cependant, c’est à l’artiste marseillaise Gaby Deslys, vedette internationale de music-hall, que Joséphine Nicoli, née Roux, bouquetière du kiosque n°13 dès 1885, doit le surnom de « La Quique »

Première star du music-hall, Marie-Élise Gabrielle Caire naît le 4 novembre 1881 au 63 de la rue de la Rotonde, dans le 1er arrondissement de Marseille. Elle aurait eu, le 11 février 2021, 140 ans.

Fille d’un riche négociant, elle est une de ces jeunes filles issues de la bourgeoisie qui aurait pu se contenter de jouir de la fortune familiale. Mais elle décide de suivre les cours du Conservatoire…

 

 et remporte un premier prix de solfège et un deuxième prix de chant. A tout juste 19 ans, elle décide de tenter sa chance à la Capitale.
Le destin est au rendez-vous
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Elle légua à la ville sa « Villa Maud », devenue la « Villa Gaby ». Préservée, elle abrite aujourd’hui un centre dédié aux congrès médicaux.

C’est la star, qui a engagée Joséphine pour vendre des fleurs au Grand Casino où elle se produit en 1918 dans une revue avec Harry Pilcer et décide de la baptiser « La Quique »:
« Tu ne t’appelleras plus Joséphine mais la Quique ! 

Dès lors, les artistes de passage à Marseille prennent l’habitude de se rendre à son kiosque avant l’entrée en scène. Pour les artistes qui ont se produire dans les salles à proximité – à l’Alcazar (transformé en Bibliothèque) ou au Théâtre de l’Odéon sur la Canebière – acheté des fleurs à la Quique est un rituel porte-bonheur. Parmi eux, Mistinguett, Maurice Chevalier, Vincent Scotto, Alibert, Pagnol, Raimu, Claude Dauphin, Madeleine Sologne, Charles Trénet, Tino Rossi, Luis Mariano ou encore Edith Piaf. Joséphine assiste à la première de chaque spectacle.

Nicoli a eu deux filles dont Henriette qui reprend le célèbre kiosque dès l’âge de treize ans et devient ma Quique Jolie. Elle continue à livrer des fleurs à la Préfecture et les administrations marseillaise, jusqu’à ce qu’elle vende le kiosque en 1978 …Joséphine décède le 3 février 1950. Une place « Joséphine Nicoli dite La Quique  » porte son nom dans le 11e arrondissement de Marseille, dans le quartier de La Pomme.  

Robert RIBEIRO vendeur à la Quique & Edwige MONOD fondatrice du Jardin de Noailles

Nous avons prise cette photo à l’occasion du centenaire de la disparition de Gaby Deslys, superstar de son temps, fondatrice du Music-hall moderne, organisé par Jérémie Peyvel encore propriétaire en 2020 du kiosque et l’association Cultures et Développements.