C’est à la suite des effondrements des immeubles de la rue d’Aubagne que l’envie de végétaliser les rues du quartier nous est venue. Rien ne saurait guérir la peine des habitants de Noailles qui ont perdu un proche, mais reprendre cette dynamique, à la portée de tous, fédératrice, apaisante, nous a semblé une bonne idée. C’était sans compter sur l’obligation depuis 2015 du visa vert. Nous avons quand même décidé d’essayer.    

 POURQUOI MARSEILLE ne végétalise pas elle-même les rues ? Pourquoi compte-t-elle sur les habitants ?
Dans les autres villes, l’action de végétalisation des habitants vient seulement compléter l’action municipale
 

On nous a dit : « du fait des rues étroites, du peu de grands espaces et des routes encombrées…à Marseille. Il serait difficile de trouver la place pour créer de beaux espaces végétaux »  La municipalité semble vouloir compter sur les habitants pour fleurir et verdir le centre-ville sur ou avec les habitants. Le positionnement ne serait pas le même. Une jardinière ici, des pots là, quelques murs couverts d’un lierre grimpante. Des habitants ont même du eux-même s’occuper en 1970 d’une décharge publique.

Mais depuis 2015, les hardeurs se retrouvent refroidies car toute initiative doit désormais préalablement obtenir le « visa vert » (permis de végétaliser) papier par lequel la mairie leur donne le droit d’occuper l’espace public avec des plantes.

Cette obligation est compréhensible pour que les installations de plantes ne viennent pas gêner un passage poussettes ou handicapés, mais ce visa vert ne séduit pas autant qu’espéré, car trop contraignant dans sa rédaction, sans possibilité de modification au long cours, les règles utilisées (distance de 1m40 à respecter entre le mur et la plantation) sont inadaptées pour certaines rues, obligation même quant au choix des plantes (au delà de la sécurité, surtout pour le manque d’eau… à Marseille Que l’on m’explique, Marseille est posé sur une multitude de rivière devenue souterraine et enfin trop d’attente 3, 4 mois. .
A mon sens la municipalité apporte également trop peu aux petites mains vertes bénévoles, des plantes offertes pour toute demande de visa vert mais pour un tiers seulement. La bonne nouvelle est qu’il va être révisé.

LES CONSEILS

CONSEILS DE  L’ ASSOCIATION PASSEURS DE JARDIN 

  1. La végétalisation des trottoirs ne doit pas compliquer la vie des piétons et
    transformer le passage des poussettes et des fauteuils roulants en parcours du combattant.
    2) Les accès pompiers et les locaux à poubelles doivent rester libres
    3) Elle ne doit pas gêner la visibilité de la signalétique routière
    (parcmètres, feux tricolores, etc.) et le mobilier urbain (bancs, poubelles, etc.).

Rien n’est plus triste qu’un pot abandonné. Si c’est le cas, apportez-lui les soins nécessaires ou enlevez le pot.
Et n’oubliez pas que, pour survivre en milieu urbain, les plantes ont besoin de vous !

CONSEILS DE LA MAIRIE DE MARSEILLE

LES OBLIGATIONS

Pour végétaliser votre rue, devant votre porte ou votre boutique, vous devez obtenir un VISA VERT 

Vous devez remplir le formulaire en ligne sur :
https://www.marseille.fr/environnement/nature-en-ville/vegetalisation-des-rues
et signer la Charte 
Une commission technique est chargé de la faisabilité 

Nous vous avons mis ci-dessous, les liens directs

Direction de l’Environnement et du Cadre de Vie
Service Nature en Ville Ecocitoyenneté
320, 330 avenue du Prado
13008 Marseille
04 91 55 24 51
visavert@marseille.fr

POUR LES IMPATIENTS

Pas besoin d’autorisation pour installer un pot le long d’une margelle ou de votre mur
mais seulement si le pot et la plante ne dépasse pas au delà de 15 cm sur la voie public

Si votre plante est grimpante, veillez à lui prévoir des supports pour ne pas abimer le mur.

BIBLOTHÈQUE

Des articles sur quelques initiatives avant et après l’obligation du visa vert

Olfa AYED, Simon GONZALEZ et Camille HUPPENOIRE

À deux pas de l’effervescence de la gare Saint-Charles, la petite rue Fortuné Lavastre  …

150m carré de décharge publique, Boulevard de Casablanca, dans le 15e arrondissement de Marseille, près de l’hôpital nord et des bars d’immeuble, situés en face de petites maisons bien alignées. Un panneau indique maintenant « Jardin des Rochers. » grâce aux parents de Jeanine Tchordikian qui dans les années 1970, de s’en saisir et de le transformer

Rue de l'Arc faite en 2014 par les habitants

À Marseille : habitants, assos et élus se lancent dans la végétalisation du centre-ville

Noailles, Cours Julien, le Panier… Ces quartiers emblématiques de Marseille ont tous au moins un trait commun : la végétalisation de certaines de leurs rues. Depuis la semaine dernière, celui autour de la rue Sainte (7e) va pouvoir s’ajouter à la liste de ces quartiers où fleurs et plantes côtoient le bitume